"C'est un drame familial mêlé à une romance, une conspiration politlque, avec un zeste de mystère, en même temps qu'un thriller, le tout dans un univers qui fascine et qui terrifie. Une histoire que personne ne souhaiterait vivre mais que les téléspectateurs vont adorer regarder..." Voilà comment Paul Scheuring son créateur, résume fièrement Prison Break. Un savant dosage du rythme de 24 Heures chrono et de l'univers carcéral d'Oz, saupoudré d'un zeste de MacGiver et de Mission : impossible.
Mais l'idée initiale de la série vient de Frances Kelly, une productrice avec laquelle Scheuring travaillait, qui a imaginé l'histoire d'un homme qui se ferait volontairement incarcérer. "J'ai trouvé cela génial et stupide à la fois, se souvient-il. Et c'est là que m'est venue l'idée d'un frère qui irait essayer de sortir son frère condamné à mort". Cette idée de base trouvée, Paul Scheuring s'est mis à douter. "C'est un concept de série peu orthodoxe. On n'allait pas attirer les téléspectateurs qui rêvent de se détendre devant leur téléviseur. Ils préfèrent voir les protagonistes sur une plage à Hawaii. Même si c'est dans Lost. (Rires.)"
C'est là qu'il a l'idée d'engager, pour incarner le héros Michael Wentworth Miller, un acteur assez mystérieux pour capter l'audience masculine et à la gueule d'ange déchu pour séduire les femmes. Et de choisir un grand gaillard australien plutôt bien fait de sa personne pour interpréter son frère Lincoln, Dominic Purcell. Sans oublier d'ajouter à ce suspence carcéral... des à-côtés glamour ! Ainsi, Michael ne va pas rester insensible au docteur de la prison, Sara Tancredi (Sarah Wayne Callies). Quant à Veronica (Robin Tunney), l'ex-petite amie, toujours amoureuse de Lincoln, elle va tout faire pour prouver son innocence. Sans oublier, Theodore "T Bag" Bagwell (Robert Knepper), un dangereux déjanté amateur de jeunes prisonniers et Fernando (Amaury Nolasco), le compagnon de cellule de Michael, qui est prêt à tout pour retrouver sa fiancée latina Maricruz ! Et la mayonnaise à pris au-delà des espérances.
Lancée le 29 août 2005 sur la Fox, portée par une campagne de pub axée sur le regard bleu acier de Wentworth Miller. Prison Break cartonne aussitôt. Treize épisodes ont d'abord été diffusés. Puis plus rien de novembre 2005 à mars 2006 ! Pour mieux tenir en haleine les téléspectateurs américains. Bingo, ils ont été dix millions à suivre Prison Break et douze à découvrir le dénouement de la première saison, le 15 mai 2006.

